L'Agent Orange - La Dioxine

 Un enfant victime de l' Agent OrangeQu'est-ce que l'Agent Orange - La Dioxine  ?
- Le comité international de soutien (lien)
- Le nouveau site d'André BOUNY  : http://www.agent-orange-vietnam.org/


Tous les articles d'André BOUNY





L' Agent Orange est le nom de code d'un des défoliants massivement épandus par l'Armée des Etats-Unis sur le Vietnam pendant la guerre du Vietnam de 1961 à 1971.
L'armée américaine a utilisé des herbicides et défoliants comme armes chimiques, fournis par des grandes sociétés.
Ces armes portant divers noms de code : Agent Orange, Blanc, Bleu, Pourpre...

Avec 84 millions de litres de défoliants pulvérisés sur 10 ans, elle visait à raser les forêts tropicales ainsi qu’à empoisonner les récoltes, les populations et les combattants.
Parmi ces défoliants, il y avait l'agent bleu contenant du cyanure, particulièrement efficace pour empoisonner les rizières, l'agent vert,  l'agent B, l'agent pourpre, l'agent rose, selon les essences à détruire, et l'agent Orange.
L'agent Orange est contaminé par la Tétrachlorodibenzo-para-dioxine : la dioxine TCDD, dite 2,3,7,8 à cause de sa composition moléculaire.
Il représenta à lui seul 62% du volume déversé sur le Vietnam.
C'est le plus puissant poison connu - un million de fois plus toxique que le plus nocif poison naturel - et aussi le plus durable.
En effet la dioxine ne se dégrade que très lentement. Nous en sommes aujourd’hui à la 3e génération vietnamienne d’après guerre et les malformations chez les nouveau-nés sont encore très fréquentes. Le seul moyen de la détruire est de la chauffer à plus de 1000 degrés.
D’après une étude de l’Université Colombia de New York, on sait que 80 grammes de dioxine versés dans le service d’eau d’une ville élimineraient 8 millions de ses habitants.
André Bouny souligne que le Vietnam aurait subi 40 milliards de fois le potentiel mortel pour un être humain. En plus de leur terrible nuisance, les effets de l’Agent Orange sont durables.


 je ne veux pas tran-to-nga2 flyer-dcm

(55 min) - Le film Agent orange, la dernière bataille (ARTE)- (lien) - Ce film documentaire est déconseillé aux enfants -16 ans
Disponible du 22/09/2020 au 27/11/2020
Prochaine diffusion le mardi 29 septembre à 22:30 (ARTE)
L’herbicide, qui a fait des ravages pendant la guerre du Viêtnam, continue de semer la mort. Dans le sillage de deux femmes en croisade contre l’industrie chimique, une bouleversante enquête sur cette catastrophe humaine et écologique.
"J’ai vu l’avion passer et, derrière lui, c’était comme un nuage." Dans le cadre de l’opération Ranch Hand (1962-1971), les États-Unis ont déversé des millions de litres d’agent orange sur le territoire vietnamien, pour détruire les forêts où se cachaient les résistants du Front national de libération, et les cultures agricoles qui les nourrissaient. Après l’arrêt de cette guerre chimique, l’armée américaine a incinéré et enfoui les excédents de défoliant, provoquant une contamination durable en divers endroits de la planète. L’usage de l’herbicide est pourtant resté autorisé dans les forêts et pâturages américains, loin de tout contact humain. Il a fallu attendre 1983 pour que Dow Chemical retire du marché ses produits contenant de la dioxine, un poison produit lors de la fabrication de l’agent orange, à l’origine de cancers et de malformations congénitales. En 2014, Tran To Nga, ancienne reporter dans la jungle sud-vietnamienne, victime des épandages, a assigné en justice vingt-six fabricants américains (dont Monsanto et Dow Chemical) depuis la France, où elle réside. De son côté, l’activiste américaine Carol Van Strum mène depuis plus de quarante ans une lutte sans relâche pour établir – à travers, notamment, la publication des "Poison Papers" – la responsabilité de l’industrie agrochimique, et mettre fin à ce désastre humain et écologique.
Arme de destruction massive
Des centres de soins vietnamiens pour les victimes de l’agent orange, où une quatrième génération d’enfants est née avec des difformités effroyables, aux forêts empoisonnées de l’Oregon, Alan Adelson et Kate Taverna ont enquêté sur les décisions et les dissimulations ayant conduit à ce scandale qui perdure – l’un des deux composants de l’agent orange, le 2,4-D, classé comme "probablement cancérigène" par le Centre international de recherche contre le cancer, étant encore largement utilisé. Leur documentaire rend également un émouvant hommage au combat de deux femmes qui ont refusé d’abdiquer malgré la maladie, les intimidations et les désillusions.

En France, Tran To Nga fait un procès à l’industrie chimique américaine qui l’a empoisonnée au Vietnam.

Les plaidoiries doivent avoir lieu en octobre 2020. Aux Etats-Unis, Carol Van Strum se bat pour mettre fin aux épandages de ce poison et à la destruction délibérée des peuples et de l’environnement. Derrière la description de cet « écocide », ainsi que celle d'un demi-siècle de luttes menées pour y mettre fin, c'est une page même de notre Histoire que nous donne à découvrir AGENT ORANGE, LA DERNIERE BATAILLE."

 

 
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